
J’ai invité Salim, il y a un peu plus d’une année, à reprendre le rôle du petit monstre sur mon spectacle Scribouillis. Il s’y est investi généreusement en explorant et en proposant des idées tant sur le plan de la mise en scène que de la dramaturgie, toujours au profit de l’œuvre et du public. Il a vite gagné ma confiance par sa grande capacité d’écoute, sa sensibilité et sa justesse.


J’ai effectuer plusieurs explorations des jeux d’ombre dans la dernière année. Ce qui m’intéresse dans ce médium d’expression, outre son esthétique indéniable, est son apport à la dramaturgie par son langage symbolique intrinsèque. Quelle est la force évocatrice de l’ombre?
Nous avons eu l’occasion de présenter une étape de travail de notre spectacle en cours de création, Grâce (titre provisoire), dans le cadre du Café-causerie lors de la 15e édition du festival Casteliers
Dans le cadre de cette conférence, à la Maison des métiers d’art de Québec, je me suis penchée sur la façon dont ma pratique d’artiste textile a influencé mon parcours d’artiste de la scène et inversement.
Nous avons eu la chance d’être invitées par l’Ambassade du Canada à présenter notre spectacle et donner un atelier de feutrage à l’aiguille lors des Journées des arts de la Marionnette de Carthage du 17 au 24 décembre 2019.
ent, je réfléchis beaucoup aux différentes formes d’expression que peuvent prendre l’art de la marionnette. Les spectacles sont, bien sûr, très satisfaisants, ils nous amènent à rencontrer le public, à le sentir et à ajuster en direct et par la suite la performance en fonction de leurs réactions.
C’est en faisant du repérage pour des interventions in situ que j’ai découvert le précieux petit boisé du Bois de l’Équerre, véritable joyaux urbain pour se reconnecter à la nature. Nous avons donc décidé d’y retourner avec une marionnette un peu avant l’Halloween pour tester certaines idées et pour saluer les promeneurs et les inviter à se joindre à notre table pour discuter. Ce fut un après-midi tout à fait mémorable! Les promeneurs étaient curieux et intéressés et plusieurs familles se sont arrêtées pour venir interagir avec la marionnette.
En parcourant le territoire lavallois, je me suis questionné sur mon sentiment d’appartenance à la ville. Je me suis aperçu que je traversais certaines zones sans jamais leur prêter attention, sans m’y reconnaître. Ces endroits me sont soudainement apparus comme étant mal aimés, désinvestis. Après tout, qui s’identifie aux bretelles d’autoroutes, qui somme toute sont les portes d’entrée principales du territoire? Quant est-il des grands stationnements et des centres d’achats? Comment rendre ces lieux plus signifiants?